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Cette citation de Denis Marquet m’inspire…


Je suis évidemment orientée par la posture de psychopraticienne en maïeusthésie qui est la mienne…


Cette phrase est à contre-courant dans ce monde qui prône le bien- être au détriment de l’être ;


A l’heure de la société de loisirs où tout est fait pour que nous ne regardions pas en nous, où tout est fait pour nous détourner de nous ;


A l’heure de la psychologie positive où l’intention est de nous amener à regarder ailleurs, là où il n’y a pas d’inconfort ;


A l’heure où de multiples possibles addictions permettent de s’oublier ;


A l’heure où le rythme de vie ne permet plus de s’arrêter, de ralentir, où la vitesse est devenue reine ;


Il s’agit d’aller bien, de tout faire pour se détourner du senti.


La peur de la dépression est présente au moindre signal de mouvement descendant en nous.


Il est pourtant normal de ressentir des hauts et des bas. Il est même nécessaire de se sentir perdu en ce monde qui représente si peu les êtres que nous sommes.


Les inconforts ou souffrances qui nous traversent sont les signes visibles que nous sommes vivants et invités à plonger en soi afin de cheminer vers les Êtres véritables que nous sommes.


L’Être humain est fait ainsi, à la fois limité dans son expérience humaine et illimité dans la proposition qui lui est offerte d’éclairer ses profondeurs afin de devenir l’Être lumineux qui appelle en lui.


Et ce mouvement, cette ouverture à la Vie, ne peut se faire que dans l’accueil et la reconnaissance de ses émotions. Colères, peines, souffrances, désespoirs… sont les symptômes qui permettent de plonger en soi, comme la partie visible de l’iceberg qui demande à ce que la partie invisible soit visitée et reconnue.


Ce mouvement descendant est une possibilité inestimable de venir prendre soin de soi, de reconnecter à ses racines, d’apprendre à s’aimer enfin.

Et c’est ici, dans nos profondeurs, que nos socles se créent, que l’on peut prendre appui sur nos fondations, pour s’élever vers ce qu’il-y-a de plus grand en nous...

et répondre à l’appel de la Vie.


Je vous propose de vous accompagner avec une grande délicatesse à entendre ce qui se vit en vous et de se laisser guider ensemble vers ceux qui appellent à être entendus.

Si c’est vous qui en portez le symptôme aujourd’hui, il est probable qu’il soit là pour aller à la rencontre d’un être que vous avez été enfant, adolescent, ou adulte, ou encore un être de votre généalogie.

C’est parce que ces êtres seront reconnus que l’apaisement viendra, et non parce que vous aurez œuvré, d’une façon ou d’une autre, pour ne pas entendre.

La maïeusthésie, psychologie de la pertinence, est une thérapie au service de la Vie et je suis profondément honorée d’accompagner la Vie en vous et avec vous.

Je vous remercie par avance pour votre confiance et le bonheur que j’ai à contribuer au monde auquel j’aspire, grâce à vous.

Je me réjouis de vivre cette co- création d’un monde dans lequel l’Humain et le vivant comptent avant tout.


  • christelrouzaud

L'autre n'est pas mon miroir comme il est si courant de l'entendre. L'autre est parfaitement distinct de moi. Son fonctionnement lui est propre et m'est étranger.

Il est inutile de chercher à reconnaître en soi ce qui se vit chez l'autre. Et il peut être dangereux de penser qu'il n'y a qu'à changer en soi ce que l'on voit chez l'autre. Cela peut conduire à supporter l'insupportable.

Dans le cas de violences subies, par exemple, il sera parfaitement inadapté d'aller regarder ce qu'il y a de colère en soi avec l'espoir que la violence s'arrête du fait de cette reconnaissance.

La violence de l'autre lui appartient. Il en est le seul responsable.


Par contre, le comportement de l'autre, sans être le reflet de mon propre comportement, vient me révéler les parts d'ombre en moi,

et me propose d'y mettre de la lumière.


La violence de l'autre par exemple, peut permettre de se rappeler de violences antérieures dont on n'a pu se protéger.

Il s'agit alors pour soi, de reconnaître ce qui a été et de mettre un terme à l'inacceptable.


Le comportement de l'autre devient alors un moyen de prendre soin des êtres en souffrance que l'on a été.


Il permet aussi de mesurer où l'on en est de l'amour de soi. Est ce que je m'aime suffisamment pour m'offrir le respect?


L'approche de la maïeusthesie propose de bien différencier l'être de ses actes. Il est ainsi possible, dans un 2eme temps, de prendre soin de ceux qui ont été violents en tentant de les comprendre, ou tout au moins de les entendre.


Le comportement de l'autre et ce qu'il aura déclenché comme symptômes sera alors considéré comme spécialement là pour aller à la rencontre des êtres qui étaient restés dans une souffrance qui n'avaient pu être entendus jusque- là.


C'est ainsi qu'il sera possible de remercier l'autre, tout en condamnant son comportement et en s'en protégeant.


Pour autant, le pardon et la gratitude pour l'autre ne sont jamais obligatoires. L'important est d'arriver à ne plus avoir de rancœur et à se pardonner à soi le fait de n'avoir su ( ou pu) se protéger.


C'est le chemin proposé lors des accompagnements thérapeutiques en Maïeusthésie; un chemin d'apaisement et d'ouverture à la Vie.



  • christelrouzaud

En maïeusthésie, le symptôme est considéré comme un moyen trouvé par la Vie, pour nous inviter à prendre soin d’un être qui n’avait pas pu être entendu jusque- là.

Voici ci-dessous, une séance d’accompagnement en maïeusthésie qui illustre ceci :


La personne que j’accompagne aujourd’hui ne s’autorise pas de moment de présence tendre avec son compagnon. Ce dernier s’en plaint et elle, reconnaît que sa charge mentale est envahissante, qu’elle est toujours dans une course en avant sans fin qui ne laisse de place qu’au faire et à l’organisation de la suite. De ce fait, elle ne s’octroie aucun moment de lâcher prise. Elle passe à côté de l’instant présent sans jamais s’y poser.

Elle constate les bienfaits de ses qualités d’organisatrice dans son travail, mais elle en voit les limites dans sa vie personnelle, avec les siens et avec elle- même. Comment s’octroyer un moment pour soi quand on est en prise avec une « to do list » qui ne cesse de croître et de se renouveler ?

En fait, elle a toujours vu ce fonctionnement, chez son père qui est ingénieur et a ce besoin constant de planifier, et chez sa mère.

Un souvenir précis lui revient en mémoire : Elle a 18 ans. Une fête se prépare pour l’anniversaire d’un cousin. Les familles sont heureuses de se retrouver, de partager, à l’exception de sa mère qui a décidé de faire le repas pour tous et « de mettre les petits plats dans les grands ». Pour elle, la fête devient stress intense avec l’impératif de bien faire.

Quand elle met son attention sur la jeune fille qu’elle était, elle perçoit de l’incompréhension, mais aussi de la colère et de la tristesse à l’égard de sa mère.

L’émotion qui domine est en fait la tristesse. Elle éprouve une grande tristesse à être coupée de sa mère. Cette dernière ne laisse pas de place à quiconque pour l’aider. Il ne reste plus qu’à s’éloigner devant l’impuissance ressentie.

L’élan de partage est brisé, la coupure se fait avec une bonne dose de culpabilité.

J’invite alors ma patiente à mettre son attention sur cette femme qu’était sa mère dans ce moment de vie.

Il apparait que cette femme avait en fait l’élan de bien faire. C’était sa façon de montrer son amour à ses proches et aussi d’être reconnue.

En effet, l’enfant qu’elle était en avait tellement fait pour être reconnue et aimée de ses parents. Son père était violent. Il ne savait pas la regarder avec les yeux de l’amour. Sa mère, débordée par la violence de cet homme n’avait pas les oreilles pour entendre son cœur. De fait, l’enfant était restée avec cette phrase en elle : « je mérite d’être aimée ». Et la femme qu’elle était devenue vivait depuis dans une course en avant permanente pour être reconnue et aimée.

Ma patiente vivait les mêmes symptômes. En effet, la Vie tentait de se frayer un chemin à travers elle pour prendre soin de cette enfant qu’était sa mère. La petite ne s’était pas permis la colère envers son père, préférant le fait de rester en lien avec lui. Par contre, elle était profondément en colère contre elle- même. La colère de ma patiente envers son grand- père a permis d’entendre la colère de l’enfant qu’était sa mère contre elle- même. Cette colère entendue, l’enfant s’est apaisée et ma patiente aussi.

La connexion s’est restaurée entre l’enfant et sa mère. Simultanément, l’adulte qu’était devenue cette enfant (la mère de ma patiente) a enfin pu s’abandonner dans les bras de son père, arrêter de courir après ce regard de reconnaissance et juste être dans la joie du partage.

L’apaisement ressenti en fin de séance ouvre à la possibilité de ne plus courir après des tâches à faire, et à celle d’être en mesure de s’abandonner à la douceur de l’instant. En effet, il est probable que le symptôme initial ait complètement disparu puisque les êtres qui appelaient à ce qu’on prenne soin d’eux ont été entendu.

C’est bien souvent ce qui se vit en maïeusthésie. Un symptôme peut disparaitre complètement et définitivement à la suite d’une séance. D’autres fois, il faudra plusieurs séances pour aller entendre tout ce qu’il y a à entendre.

Dans cette séance, il apparait que le père était cité comme ayant ce même symptôme pour lequel ma patiente venait se faire accompagner avec l’approche de la maïeusthésie. Il est possible qu’une autre séance soit nécessaire pour aller à la rencontre de cet homme, ou pas…

Il n’y a pas de règles ; c’est différent pour chacun et on ne sait jamais rien par avance. Par contre, on sait que l’on a à faire à une thérapie courte qui ouvre à la rencontre et à l’accue

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