top of page
IMG-20231204-WA0010_edited.jpg

Blog

Rechercher

Dans un monde où les inégalités fleurissent et où les guerres font rage, l'indignation est elle compatible avec L'accueil de ce qui est?


L'accueil semble être la seule voie de transformation possible.


Une personne accueillie se sent reconnue et considérée. 

  • parce qu'elle est considérée, qu'elle a sa place. 

  • parce qu'elle existe, qu'elle peut entendre un autre point de vu que le sien. 

  • C'est un préalable nécessaire pour offrir la possibilité d'une ouverture au changement.


Le changement, non pour devenir un autre, mais pour devenir plus Soi, se rapprocher de son Humanité avec les couleurs qui sont les siennes.


Pour autant, l'accueil de ce qui est ne doit pas éluder l'indignation. Stéphane Hessel nous invitait à cela dans son ouvrage, "Indignez-vous".


Bien que cela puisse paraître contradictoire, l'indignation me semble tout aussi essentielle que l'accueil.

Elle permet d'exprimer ce qui va à l'encontre des lois universelles du Vivant. 

  • Quand l'intégrité d'un être n'est pas respectée, 

  • Quand la violence est à l'œuvre, 

  • Quand le chaos est organisé, 

  • Quand les êtres (souvent les minorités) ne sont pas entendus...

Il est important de le voir et de le nommer. 


Celui qui s'indigne expriment un mouvement de Vie à l'œuvre qui n'autorise pas à laisser en l'état ce qui ne va pas dans le sens du vivant, de l'ouverture à l'autre.


L'indignation est une manière de signifier le manque de respect, d'ouverture, de communication qui sont le terreau des injustices et de la violence.


L'indignation ne signifie pas le jugement ou la condamnation. 

Elle révèle l'insupportable aux yeux de tous.


Il est souvent plus facile et plus "politiquement correct" de se taire. Ceux qui mettent au grand jour les violences ordinaires, ou les secrets de famille par exemple sont les "vilains petits canards" qui sont montrés du doigt et mis de côté ou incompris.

Pourtant ce sont eux qui sont à l'origine des grands changements.


Leur rôle est d'autant moins évident qu'ils sont majoritairement seuls face à des groupes (que ce soit dans les familles, dans les équipes de travail, ou dans la société) et qu'ils ont à rester ouvert

  • à eux même en écoutant et laissant s'exprimer leur indignation, et

  • à l'autre ou aux autres pour permettre au processus de transformation de se vivre.


Un vrai jeu d'équilibriste!


Bienvenue aux équilibristes qui se reconnaîtront.  


Équilibriste moi-même j'ai fait un grand chemin d'individuation pour parvenir à laisser exprimer mon indignation tout en restant ouverte aux autres. La maïeusthésie est l'approche qui m'a la

plus aidée dans ce domaine. Et mon chemin continue avec moi-même et avec ceux d'entre vous que j'accompagne sur ce chemin.


Christel

 
 
 
  • christelrouzaud
  • 26 avr. 2023
  • 4 min de lecture

Nous faut-il être actif ? Est- ce important d’être rapide et efficace, de remplir notre temps ?


L’important n’est peut- être pas le rythme que nous donnons au temps, mais la qualité de ce qui est vécu dans ce temps. Je porte moins d’attention au rythme auquel je remplis mon temps, qu’à comment je me sens dans ce temps.

Et ce qui a peut-être autant d’importance à mes yeux c’est quelle trace je laisse au monde dans le temps qui est le mien sur cette terre.

Que j’ai vécu ma vie à courir ou à remplir mon temps avec une succession d’activités, ma vie n’en sera pas plus riche ou plus belle. Et je ne serai pas plus avancée à ma dernière heure d’avoir poursuivi un ou des buts illusoires.


Par contre, prendre le temps de m’arrêter aux carrefours de mon existence, de sentir en moi les mouvements agréables ou très inconfortables, m’offrir à accueillir ce qui est là pour moi me permet d’être, de laisser la vie me traverser et me transformer, me façonner pour devenir celle que j’ai à être.

Je suis de cette manière au cœur de mon existence, de ce qui est essentiel.


Je traverse cette incarnation avec l’élan de prendre soin de la Vie en moi et autour de moi.

Si j’ai une urgence c’est celle de ralentir ; parce que prendre soin ne peut se faire dans la précipitation. J’ai à cœur d’avancer à petits pas pour ne rien manquer de ce sur quoi je peux m’émerveiller ; pour être attentive à l’endroit où je pose mon pied, afin de ne rien écraser ; pour prendre le temps d’entendre le frémissement du vent dans les arbres, parce que seule ma présence lui donne réalité ; pour porter une attention délicate aux êtres avec l’envie qu’ils se sentent entendus ; pour apprendre à m’aimer, pour me laisser aimer, pour mieux aimer les autres…


Il faut du temps pour être soi ; il faut du temps pour être ensemble ; il faut du temps pour rendre grâce à la Vie.


Après quoi courons-nous ? Quel est le sens de remplir le temps qui est le nôtre ? En sort-on plus heureux ?

L’homme qui court est dans la fuite. Celui qui ne peut s’arrêter est dans l’évitement de soi.

Je le comprends. Nous sommes dans la culture du faire depuis si longtemps. La compétition a été glorifiée, a servi à se sentir exister dans ces siècles de survie qui nous ont précédés.

Il a aussi fallu œuvrer pour vivre avec un peu de confort et espérer être plus en sécurité.

Nous n’avons pas appris à être.


Et puis il est si difficile d’être face à soi. Cela propose en effet de regarder ses ombres qui ont été considérées si longtemps comme des démons.

Il est vrai que mettre de la lumière sur nos ombres revient à rencontrer ceux que l’on a été et ceux qu’ont été nos ancêtres avec toutes les souffrances qu’ils ont pu traverser dans l’omerta ou l’impossibilité à être entendus. Éclairer nos zones d’ombre nous offre à voir cette réalité et à ressentir ces émotions refoulées dans l’inconscient depuis si longtemps. Nous ne pouvons faire l’économie d’être présents à ces êtres souffrants et ici se trouve peut-être notre plus grande peur. Comment accueillir la souffrance ? Et si notre terreur était d’être aspiré dans ce gouffre profond ?


Pourtant l’expérience montre que la lutte pour ne pas voir n’est pas efficiente. Combien d’humains vivent d’éternelles souffrances de ne vouloir entendre ce qui se vit en eux ou s’est vécu avant eux, de cette fuite en avant qui les pousse à courir sans cesse dans un perpétuel évitement de soi ?


L’expérience montre aussi l’immense pouvoir de transformation à l’œuvre quand enfin on se donne le droit de s’arrêter et d’écouter, de plonger en soi avec cette attention délicate, d’accueillir ce qui se présente.

Nous avons tant à gagner à ralentir.

Derrière nos ombres se cachent en fait des cadeaux inestimables, des pépites : le précieux de qui nous sommes et l’immense bonheur de se rencontrer.


Cette rencontre est le préalable à notre ouverture aux autres, au monde et à l’univers. C’est parce que je m’offre le temps de ralentir, de m’arrêter, que je peux recevoir la caresse du vent, le sourire du passant et l’amour infini, ce qui se dit si peu par manque d’expérience, par pudeur, parce qu’on ne sait pas le dire, ou par peur de ne pouvoir être entendu dans cette expérience intime et précieuse. Combien de fois préfère-t-on taire ces sensations puissantes et merveilleuses, plutôt que d’être moqué, pas pris au sérieux, ou manquer de considération et d’attention?


Je suis psychopraticienne avec l’approche de la maïeusthésie parce que j’ai à cœur d’offrir cette posture d’accueil qui permet un chemin thérapeutique, un chemin de rencontre avec l’inestimable en soi.

Je suis profondément touchée de contribuer ainsi à ce que la vie circule avec plus de fluidité. L’être a avant tout besoin de reconnaissance et de considération pour que la Vie œuvre à travers lui. C’est ainsi qu’il devient celui qu’il a à être.

C’est pour moi le plus beau cadeau que l’on puisse faire au monde. Cela vaut bien que je m’offre du temps et que j’en offre aux autres.



 
 
 
  • christelrouzaud
  • 5 avr. 2023
  • 3 min de lecture

Devenir enfant de l’Univers, celui que l’on a toujours été, et qui avait juste oublié d’où il était, d’où il venait.

Au-delà de sa condition, de son état de naissance, de son identité, l’être est enfant de l’univers, enfant du divin connecté à cet espace sans lieu et sans temps dans lequel tout est en mouvement; un mouvement harmonieux dans lequel tout est interconnecté.

Il est dans l’univers, à son rythme, au rythme du Vivant imprimé en son âme.

Il en aura fallu des générations d’êtres humains, depuis le début de l’humanité, pour que l’être s’ouvre à sa conscience éternelle, pour que la survie ne façonne plus de façon définitive sa manière d’être au monde, pour que la Vie fasse son œuvre et l’appelle si fort qu’il sorte de l’oubli, du conditionnement, pour rejoindre sa nature profonde.


L’humanité sort enfin de son état embryonnaire pour venir au monde.


Chacun d’entre nous a à en faire l’expérience. Et même si tous ne la feront pas, on peut espérer être en nombre suffisant sur ce chemin pour que la Vie advienne.

La vie présente en chacun est appelée à rejoindre la Vie.


Notre regard à tous est le vecteur du vivant vers le Vivant. De la même manière que le manque de reconnaissance et le manque d’Amour ferment ce qu’il y a de Vie en chacun, éteignent en nous les feux de joie, pour ne laisser danser qu’une petite flamme vacillante en Soi, la reconnaissance et l’Amour permettent à la Vie de circuler ainsi qu’à l’Être de se déployer et d’advenir cet être unique et inestimable qu’il est.


La présence chaleureuse, la rencontre et la reconnaissance de l’humain, offrent à la Vie de le traverser, de l’animer jusqu’à le rendre merveilleusement empli de lui-même, jusqu’à révéler ce qu’il y a de plus précieux en lui. La vie pleine d’elle-même rejoint ainsi la Vie dans son essence.


Seule l’attention à l’enfant, au nouveau- né a ce pouvoir infini de donner la Vie au-delà de la naissance du corps, de l’incarnation. Celui qui vient au monde a besoin de ce regard bienveillant et accompagnant, reconnaissant le sacré en lui pour exister réellement et se déployer comme cet être merveilleux qu’il est . Tellement d’humains ont traversé leur temps sur terre sans que le droit d’exister leur soit offert.


La reconnaissance du sacré ne peut avoir lieu que parce qu’on s’offre le temps d’être présent à ses côtés. La Vie demande à ce que l’on se donne du temps. Elle ne s’offre dans sa complétude qu’à cette condition.

S’arrêter, c’est permettre à la Vie de trouver son chemin et de nous mettre en mouvement au rythme de l'univers, sans précipitation, en syntonie avec toute forme de vie. C’est ainsi que le faire volontaire et emprunt de pouvoir (sur soi et sur l’autre) cesse, pour laisser place à l’Être au service du Vivant.

Pour celui qui a reconnecté avec l’enfant de l’univers qu’il était, le pouvoir et la soumission n’ont plus aucune réalité. Il est souverain de son Être, au service de la Vie.


J’ai écrit ce texte après avoir été accompagnée dans une séance de maïeusthésie.

Ce que je partage ici n’est pas vue de l’esprit, mais expérience vécue dans cet espace expansé de conscience où la connexion à Soi et aux autres est privilégiée. Je n’évoque en rien une vérité objective, mais une réalité subjective; cette réalité qui m’appartient. Personne n’a à la faire sienne autrement qu’en ressentant ce que cela fait écho en lui, ou en l’expérimentant par lui- même.


Bon nombre des expériences des humains jusque-là n'ont jamais pu être dites, de peur d’être moquées, ou même de passer pour fous. Les langues commencent à peine à se délier, comme c’est le cas pour les expériences de mort imminente par exemple.

Il est pourtant tellement important de pouvoir être entendu dans tout ce que nous ressentons et même dans ce que nous peinons à dire tellement les mots nous manquent. Dire et être entendu sont à l’origine de ce que nous nous autorisons le droit à être dans notre individualité, dans notre unicité.

Il est aussi curieux de se rendre compte que lorsque nous osons exprimer ce qui est du plus intime de Soi, un certain nombre d’humains s’y reconnaissent. Carl Rogers l’exprimait ainsi: “Plus c’est intime, plus c’est universel”.


La maïeusthésie fait partie de ces approches qui offrent à chacun l’oreille du cœur, cette oreille qui peut tout entendre et considérer comme la réalité intime de celui qui l’énonce. Cela en fait l’approche qu’elle est, avec cette grande délicatesse et aussi sa puissance transformatrice; parce que seule la reconnaissance de ce qui est ouvre sur un apaisement et une possible transformation à l'œuvre.


 
 
 
IMG-20231204-WA0010_edited.jpg
bottom of page