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  • christelrouzaud

Le corps, cet espace sacré qui recèle un trésor.


Habiter pleinement son corps, porter son attention non pas sur lui, mais en lui.

Sentir, se sentir.

Reconnaître ce corps comme le temple de notre âme et non comme un véhicule.

Le reconsidérer ou plutôt le considérer enfin.

Être en amour avec lui et non l’admirer.

Se laisser habiter par le souffle et re- sentir à nouveau.

Chacune de nos cellules respire, éveillée par les photons lumineux de l’inspire.

Se laisser inspirer encore,

Permettre à la sensation de s’expanser,

Offrir au corps à être habité et à habiter son espace intérieur,

Le laisser être,

Et remercier, s’incliner devant l’extraordinaire,

Cet Être qu’est le corps qui accueille l’âme sans jamais la retenir.

Loin d’être prison, il est palais divin pour celui que l’on est dans cette expérience terrestre.


Nous sommes tellement dissociés, tellement coupés de notre corps, qu’il nous est devenu impossible, ou si difficile de ressentir, d’être à l’écoute des sensations du corps et des émotions qui nous traversent.


L’hyper- sensibilité dont on parle, est souvent plus une capacité à sentir l'extérieur, les autres, d’un point de vue de nos 5 sens tournés vers l'ailleurs, qu’une possibilité d’être en connexion avec soi. Elle nous donne aussi à être dépassés par nos émotions, notre émotivité. Elle est rarement le reflet de l’être hautement sensible que nous sommes, en contact avec nos sensations corporelles.

Nos sensations intimes nous échappent si souvent. Et l'absence de ressentis sensoriels subtiles nous prive de présence à soi.


Notre âme, de ce fait, n’ a plus le moyen d’être au monde puisqu’elle ne s’incarne qu’au travers du corps. Le corps manque à l’âme.


L’hyper- sensibilité serait- elle le fruit d’un corps qui n’est plus habité dans une société où tout est en place pour que l’on s’oublie? Serait- elle là pour nous rappeler à notre vraie nature?


C’est ainsi que nous sommes en manque d’être, en manque de Soi et que notre moi égotique, notre personnalité cherche à prendre plus de place dans l’espoir de se sentir exister, dans l’espoir d’être reconnu.


Il s’agit de revenir au corps, non pas comme objet de culte, ou comme terrain de conquête. Il n’y a rien à faire, ni posture, ni respiration particulière. Le seul entraînement qui soit nécessaire est celui du “sentir”, éveiller à la sensation chaque partie de son corps, chaque cellule; ne rien faire, juste recevoir le souffle et s’offrir à sentir.

Il s’agit de revenir au corps comme à cet espace sacré qui recèle un trésor; le trésor de la communication intime avec Soi. C’est un trésor à part entière.


Il ouvre en plus, sur un autre cadeau merveilleux: la communication avec l’autre. La présence à Soi permet d’être présent à l’autre, comme un présent pour l’autre.

“Être présent c’est être un cadeau” nous dit Thierry Tournebise. C’est un des fondements de la maïeusthésie.


Je considère que mes accompagnements thérapeutiques avec l’approche de la maïeusthésie n’ont de justesse qu’avec toute mon attention à la fois envers l’autre, mais aussi envers moi-même et envers la Vie. La connexion au corps est, de ce fait, un essentiel pour moi. Je prends de plus en plus la mesure de son importance dans toute communication avec autrui.

J’ai ainsi l’élan de proposer un chemin de reconnexion au corps, tant dans mes accompagnements individuels que dans les thérapies de groupe que je propose.


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